jeudi 2 avril 2015

Valkyrie Profile

Valkyrie Profile, jeu de PS1 sorti en 1999. 

Valkyrie
 Le jeu est d'abord paru au Japon seulement, avant d'être réédité en 2006 sur la PSP. Durant la même année est sorti le deuxième opus Valkyrie Profile 2 : Silmeria sur PS2 cette fois en sortie mondiale. La sage a ainsi pu acquérir une certaine notoriété. 
Il s'agit d'un RPG (jeu de rôle, comme Final Fantasy, Dragon Quest..) assez original. Il est classé parmi les jeux les plus cultes dans ce style, grâce à des idées novatrices et une influence très forte de la mythologique nordique. Il a été crée par Tri-Ace, à qui l'on doit Star Ocean, ainsi que la série vidéoludique des Tales of... 
On plonge dans un jeu épique et dramatique, avec une histoire assez sombre. Tout commence par le réveil de Lenneth, la valkyrie en charge des guerriers morts au combat, qui est convoquée au Valhalla par le dieu Odin lui-même. Le Ragnarök (la fin du monde et son recommencement) est annoncé et il faut se préparer pour ce grand jour qui sonnera le début de la dernière guerre entre les dieux et les démons. Nous sommes ainsi guidés dans la salle de trône du palais des Dieux par Freya, une autre Valkyrie. Lenneth se voit alors confier une mission très importante : se rendre sur Midgard, le monde des hommes, à la recherche d'âmes valeureusement et courageuses pour les entraîner et les envoyer au combat au Ragnarök. 
Odin
Nous sommes accompagnés par Freya pour nous guider à la fois dans le jeu et dans l'histoire. Et c'est à partir de ce moment que l'on se détache des RPG classique. D'ordinaire, on part à l'aventure et on recrute des compagnons au fur et à mesure pour accomplir une quête. Le principe est à peu près le même, sauf qu'il s'agit d'aller chercher des compagnons qui vont mourir pour récupérer leurs âmes. Ensuite il faut les entraîner, on s'y attache du fait de leur personnalité ou de leur histoire, et on peut choisir ou non de les envoyer à Odin. Mais il est fortement recommandé de les lui envoyer pour pouvoir gagner la guerre, et il faut donc que le joueur trouve le bon équilibre entre affection et pragmatisme à leur égard. On va ainsi chercher les âmes en perdition en volant au-dessus du monde, telle une ase (déesse) nordique.
Le jeu est composé de 8 chapitres, réparti en périodes pour trouver ces guerriers divins : les Einherjar. Le temps est limité car chaque action possède une valeur en périodes. Nous sommes ensuite libres d'envoyer tel ou tel guerrier vers Odin. A la fin de chaque chapitre, Freya nous convoque pour faire une synthèse des guerriers que l'on a envoyé, de la façon dont évolue la guerre et quel est l'impact de ceux que l'on a déjà envoyé. Les actions sont donc assez libres. Le joueur n'est pas vraiment orienté, ce qui peut déstabiliser certains. De plus, si on échappe à notre devoir, on peut se faire réprimander par Freya.
Freyja (Freya)
Le jeu possède trois niveaux de difficultés, impliquant trois fins différentes, notées A, B et C. Selon les actions que l'on exécute, on arrive à une fin différente. La fin la plus intéressante est la première car elle permet d'avoir une pleine conscience de la profondeur de l'histoire avec des éléments supplémentaires sur la vie de Lenneth, mais il faut suivre un chemin précis pour y accéder. Les deux autres sont assez décevantes et ne nous permettent pas de voir toute l'ampleur de ce RPG. Il est conseillé de prendre le mode 'normal' pour profiter pleinement du jeu. 

Ce jeu est fortement imprégné de mythologie nordique. Rien que par le scénario du jeu, on reconnaît déjà quelques noms connus. Pour commencer avec les lieux, on distingue d'abord Asgard, qui représente le monde des dieux. On a ensuite le Valhalla, le « paradis » des Vikings, qui est l'endroit où les âmes des valeureux guerriers sont amenés
Puis nous avons Odin, le père des Dieux et des hommes, que l'on voit siéger fièrement sur son trône d'où il peut observer tous les mondes et voir les agissements de tous. Avec son épouse Frigg, ils forment la race des Ases. Parmi les plus glorieux de cette race, on en retrouve deux dans le jeu : Freyr (Frei) et Freyja (Freya). On a ensuite Loki, le dieu de la Discorde qui peut user de diverses métamorphoses pour ses perfidies. On devine ses intentions malveillantes au cours du jeu.
Nous avons ensuite la présence des Valkyries, les vierges guerrières aux longs cheveux blonds, vêtues de robes et d'armures. Malgré leur grâce, elle n'en restent pas moins sanguinaires en s'enivrant de la vision de sang, allant même jusqu'à tuer elles-même les guerriers pour récupérer leurs esprits. On raconte aussi que derrière leur chevauchée se formeraient des lueurs étranges que l'on appelle aurore boréales. Dans le jeu, on retrouve trois Valkyries, dont Lenneth, puis Silméria la plus jeune et enfin Hrist, l'aînée. Seule cette dernière est présente parmi les valkyries connues de la mythologie. Les deux autres sont des libertés prises par l'éditeur du jeu.
Ragnarök
Elles se préparent ainsi pour le Ragnarök. On l’appelle aussi le « Crépuscule des Dieux ». Il s'agit d'une guerre entre les différents camps de divinités pour un affrontement final qui fera disparaître le monde, pour ainsi par la suite qu'il puisse mieux renaître. 
On retrouve aussi l'anneau des Nibelungen, qui est un objet maudit forgé par les Nibelungen, un peuple de nains et qui a entre autre inspiré de nombreux films ainsi que des pièces d'opéra. Lenneth le porte durant le jeu et qui prouve sa loyauté envers Odin. Et si on l'enlève, les capacités de la valkyrie peuvent être réduites. 

Valkyrie Profile est un jeu qui mérite sa renommée, avec un style de jeu intéressant. Rien que par la gestion des guerriers. On a aussi une suite de donjons, que l'on prend plaisir à explorer, et qui se rapproche d'un Castlevania. La musique est à la hauteur de ce jeu. Elle a été faite par Motoi Sakuraba, un grand compositeur qui a fait de nombreuses OST pour des jeux vidéos. Le système de jeu inclut du tour par tour, comme dans tout RPG classique, mais il rajoute un système de combo innovant. Malgré quelques combats répétitifs, on prend plaisir à immerger dans l'histoire divine de Lenneth.

 Sur ce, à bientôt, au Valhalla !
 Mélanie.

jeudi 26 mars 2015

Age of Mythology

Littérature, peinture, cinéma,… autant de domaines artistiques dans lesquels la mythologie a pu s’immiscer et influencer un certain nombre d’œuvres. Le secteur du jeu vidéo n'est pas davantage épargné et s’appuie sur différents mythes pour le développement d’un personnage, d’un scénario et/ou d’un univers. C’est le cas, par exemple, de God of War, Titan Quest ou Zeus : Le Maître de l’Olympe. Mais un autre jeu qui illustre parfaitement cette incursion du genre mythique dans le monde vidéoludique est Age of Mythology.


Age of Mythology, par Diabolus

Sorti en 2002, Age of Mythology est un jeu de stratégie en temps réel dont le principe est calqué sur celui de la célèbre franchise des Age of Empires. Rien d’étonnant à cela puisque les développeurs sont les mêmes : l’Ensemble Studios. Les qualités et caractéristiques de la saga des Age of Empires se retrouvent d’ailleurs ici, puisqu'on retrouve la possibilité de personnaliser sa partie, de faire une campagne en solo ou encore de jouer en multijoueurs. Le principe du jeu reste également identique : collecter des ressources, construire des bâtiments, créer son armée et battre les antagonistes virtuels ou humains.


 

La campagne met en scène à travers 32 scénarios, l’atlante Arkantos (personnage inventé pour l'occasion) devant remplir diverses missions pour le compte des dieux. Ces missions l’amèneront entre autres à partir en quête du trident du dieu marin Poséidon,  à seconder Agamemnon durant la guerre de Troie, à réunir les parties du corps d’Osiris démembrés par son frère Seth, ou encore à lutter contre le dieu nordique Loki. Pour cette aventure, Arkantos est aidé par de célèbres personnages mythologies comme le centaure Chiron, le guerrier grec Ajax , le fameux Ulysse ou encore les nains Brokk et Eitri. Cette campagne permet au joueur de se familiariser avec les trois civilisations présentes dans le jeu, à savoir les grecs, les égyptiens et les scandinaves. Chacune de ces civilisations offre la possibilité de vénérer un dieu principal donnant ensuite accès à des dieux secondaires. Chacun de ceux-ci débloque des pouvoirs, des bonus et des unités mythologiques qui leurs sont propres. Les dieux majeurs sont : Zeus, Hadès et Poséidon pour les grecs, Râ, Isis et Seth pour les égyptiens et Odin, Thor et Loki pour les scandinaves. 


Béllérophon
Les références mythologiques ne s’arrêtent pas aux dieux et sont présentes aussi par l'intermédiaire de nombreuses unités issus des bestiaires légendaires. On ne les citera pas toutes ici mais on peut évoquer par exemple les minotaures, les hydres,  les sphinx, les momies, les valkyries (qui je le rappelle sont des psychopompes(1) nordiques emmenant les esprits des guerriers défunts au Walhalla), les trolls... La liste est longue. La civilisation grecque permet en outre la création de héros comme Hercule ou Bellérophon (chevauchant le cheval ailé Pégase).
Cerise sur le gâteau, des reliques sont éparpillées aléatoirement sur les cartes et, une fois placées dans un temple, accordent à son détenteur un bonus. Ces reliques portent également  des noms célèbres : Anneau de Nibelung, Boîte de Pandore, Œil d'Horus...


Cette accumulation de références permet l'immersion du joueur dans cet univers de mythesdieux, hommes et créatures magiques s'affrontent dans des batailles épiques. Malgré un âge déjà avancé (2002), ce jeu vidéo vieillit bien et le plaisir de jouer demeure intact. A sa sortie, celui-ci avait d'ailleurs connu un fort succès à la fois critique mais également commercial. L'année suivante, Ensemble Studios a développé une extension intitulée The Titans. Cette dernière contient une civilisation supplémentaire, les atlantes, et la faculté de donner vie à un Titan, ces fils de Gaïa et d'Ouranos dans la mythologie grecque. En 2008, une version au tour par tour d' Age of Mythology a vu le jour sur Nintendo DS.

A découvrir ou à redécouvrir...

Damien

(1) Psychopompe : divinité conductrice des âmes des morts.